lio : antre bleu

L albatros sur le fil tendu par à la queste de l'absolu

07 novembre 2006

une étrange sensation familière II

Pourtant la salle d'attente est toujours aussi pleine, La chaleur qui est douce à l'extérieur, en ce milieu de mois de septembre, se fait plus lourde. Chaleur des corps, ici, mutilés. La vie s'écrit sur ces atèles, ces plâtres blancs. Aux écritures, l'on voit si c'est avec humour où tragédie, que l'accident gravant le corps, pour toute une existence, restera inscrit.
Ce bruit strident de scie éléctrique, semble grincer aux oreilles comme la craie sur un tableau noir, je serres les dents, impression qu'elles tremblent, claquent. Tout est à recommencé pour moi, de nouvelles radios, un nouveau plâtre. Ces journées interminables d'attentes qui n'en finissent plus. Pourvu que rien ne soit cassé, juste une petite radio et ce sera fini....
Alors comme d'habitude, une longue atente, les aiguilles rejoignent le douze, heuresement qu'il n'y a pas de treize sur la montre, ce serait un signe si approprié à ce lieux, cette cour des miracles. Je sens aujourd'hui que ce n'est pas un  jour d'hôpital comme les autres, tout semble tellement amplifié.

Je rejoins donc ce long coridor, celui, avant, les petites cellules, sas, avant le grand appareil bourdonnant et là je rencontre un homme un peu fatigué par la vie :

" -bonjour, vous avez l'habitude, apperement, de venir ici,"
Je suis celui qui parrait le plus disposé à l'attente et pourtant mon état intérieur ment cette fause sérénité.
"- vous pourriez m'expliquez comment celà se passe?"
- alors voilà pour les radios vous traversez ce  couloir, donnez les étiquettes puis vous rentrez dans une de  ses cabines et vous ressortez par là où vous êtes rentrés"
L'homme peu rassuré, va donc voir au lieux dit " des étiquettes", et il revient, peiné, un peu angoissé, se rasseoit à côté de moi. Attente normal mais peu sereine  d un homme accroché aux résultats de sa femme. Je vais  me faire examiner, attente ordinaire et si familière , familière pas si sure, même le blanc éclatant de l'hôpital semble agressif:
" - elle n'est plus là, je m'inquiete un peu, le temps de la radio dure, si longtemps,  j espère que ce n'est pas grave."

Je commences a échafauder des scénarios et si elle ne s'était pas simplement fait éxaminer, s'il se passait quelque chose dans cette piece unique mais tellement isolée. Tout semble extérieur, à la réalité de la vie, dans cet hôpital, il pourrait se passer des incidents comme un enlèvement que personne ne s'en rendrait compte, tout semble hermétique :
" ah, la voilà,merci d'avoir rendu mon attente moins pénible" dit il.

Perdu dans mes pensées, mais un peu rassuré, je souris. Bientôt mon tour, je me raisonne,  Le temps si long continue à égrainer ses secondes comme le sable au gré du vent. Tout semble si étrange, irationnel,  aujourd'hui et pourtant tout se passe normalement.
" - est ce moi?"

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03 novembre 2006

une étrange sensation familière

Voila que je tombe de mon lit, dans une chambre au mur jaune, espace dépouillé que je reconnais à peine, ayant trop bougé, je me retrouve par terre, mon bras n'est plus platré, mais me fait encore mal. D'autant plus que cette chute, douloureuse, me fait penser que je me suis cassé autre chose. De grandes douleurs élancent mon pouce. Je remet mon atèle, souvenirs passés et pourtant cycle sans fin...   
Je me rend, dans cet hôpital, tout à fait ordinaire et familier. Je le connais bien, les nombreuses radiologies faites, le plâtre enlevé. Un grand espace, comme on en voit beaucoup, avec des pancartes de toutes les couleurs. Je cherche la traumato. Un grand panneaux bleu azur me donne le numéro 174.  Je connais l'endroit, mais je ne peux m'empêcher de chercher le panneau, au moins une fois des yeux, même si je connais par coeur la direction maintenant. Cette familiarité ne m'empêche de penser aux douleurs de mon pouce sûrement cassé, ni à une sensation bizarre que j'éssaie de combattre, depuis que j'y suis entré, quelque chose à changer ou quelque chose va changer, je ne sais quel chronologie donné à cette surprise emprunte d un peu de stupeur.
Tout me semble, propre, net, hygiénique, mais gigantesque. Je ne souffre pas d agoraphobie et pourtant il m'arrive souvent de porter les yeux en arrière vers la sortie, Les murs sont hauts, une vague impression d'emprisonnement dans un milieu ouvert, je déglutis, ferme les yeux, les rouvre, prend une grande respiration, rien a changé, je me raisonne. Il faut faire des kilomètres pour sortir. prémonition peut être....
Je franchis donc la porte de la traumato, rassuré, les infirmières sont connues, Je remplis les formalités d usage, à partir de maintenant, je suis un patient, qui sera entièrement pris en charge temporairement par les mains du personnel soignant, dépouillement de la personalité peut être. La secrétaire garde toujours le même sourire, la seule chose qui me donne envie de revenir ici, et pourtant...

à suivre...


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06 mai 2006

1855, Paris, la nuit. IV

Ainsi je l'accueille nue sur le lit, mes mains cherchant ses douces courbes. Elle cherche mon corps, s'étonnant de la froideur de celui ci. Elle sait ce que je suis mais ne l éprouve pas encore de l'intérieur. Après avoir frissonée, elle est cependant totalement disponible. Je pose donc mes lèvres sur son cou pendant que mes mains jouent avec ses boutons de roses qui pointent et me demandent d'agir. 118165094Elle se sent prête à mourir. je bois donc suffisamment de sang pour pouvoir lui offrir par la suite et la transformer. Jusqu'à maintenant nous vivons comme des maîtres libertins mais aucun de nous deux n'égale encore Nathanaël.

Nathanaël est un vampire américain, de la Louisianne qui fait un séjour à Paris. Il vient régulièrement dans la ville de lumière, où il trouve, d'après lui le luxe, et la volupté sans la pudibonderie américaine. Ce vampire est  un prince à sa façon. Il en a fasciné des vampires depuis son étreinte. Contrairement à celui qui l'a étreint, il sait profiter de sa nouvelle vie.
La blondeur de ses cheveux est comme un champs de blé parmi nous,  nous qui sommes une foule de  majestueux corbeaux. Un seul de ses regards, et êtres humains comme vampires sont plongés dans des feux de  passions dévorantes. Sa démarche légère laisse penser qu'il n'a besoin de poser les pieds sur terre. Sa voix mélodieuse peût être tempête comme hydromel. Il suit toutes les modes qui savent réhaussér sa beauté.
Nous avons eu la chance, ma muse et moi, qu'il  vienne s'héberger chez nous. Cet oiseau de nuit a trouvé que nous habitons un nid douillet, dans une endroit stratégique de la ville.lestat
Ce vampire, l'un des plus fascinant que j'ai rencontré, ne s'encombre de responsabilités. Celà l'aurait lié à une ville, ou un pays Cet oiseau, aussi libre que le vent, préfère collectionner les amants et les maîtresses, à travers le monde. Il a eu la chance de rencontrer les descendants directs de notre père à tous. Plutôt que d en tirer la sagesse, il les a défiés. La vie ne valant, pour lui, le coup d'être vécu qu'à condition qu'elle soit un défi dangereux.

Ce soir, alors qu'en attendant l'écrivain nous nous plongeons  l'un dans l'autre, avec douceur, ma muse et moi, il est parti chassé. Les humaines lui manquent un peu. Il est plus de deux heures du matin, il connaît Paris comme sa pôche. Les moments vécus ici  sont nombreux  même s'il ne s'encombre du passé.
Il s'arrête à la sortie d'un fumoir où il est  en présence de deux magnifiques humaines. Une brune et une blonde. Leurs formes généreuses augurent un festin qu'il sait apprécier. Elles sortent  d une soirée   où  boissons et opium étaient de douces liqueurs au goût de paradis.  Les deux sont dans un état  très prôches du divin. La présence d un être surnaturel ne les étonnent pas plus que celà. Il les devance plus qu'il ne les suit. Il aime bien, quand la proie,lui demande de s'occuper d'elle. En deux mots et quelques sourires, ses proies le suivent, docilement, chez nous.
Il a une chambre à lui, avec un canapé et son lit ici. Il a spécialement fait ramener ses meubles de là où il habite. Ce signe extérieur de richesse accroît sa réputation parmi nous. Il se pose sur le canapé, bien au milieu, et les deux chérubines l enserrent de leurs baisers, le prenant dans ses bras. Elles ont préalablement défait leur corsets qui ne tient que mollement, dévoilant leur magnifiques poitrines. Nathanaël savoure déjà les baisers mordants qu'il va pouvoir leur infliger. Il ressent leur plaisirs en lisant leur âmes. Il ne lit que du plaisir et se doute qu'elles ne savent pas qui il est. C'est leurs regards suppliant qu'il lit chez elles, demandant l'extase, c'est ce moment  qu'il préfère. Ces mains délassent rapidement leur corsage et il plonge la tête dans les vallées offertes.  Leurs odeurs, de laits juvéniles, le transportent et ses canines sortent de leur fourreaux, quand il ouvre ces lèvres. Les deux se regardent, face à face, et lisent le plaisir dans les yeux de l'autre, Nathanaël est un maître. Il cherche à leur faire atteindre le paroxysme, les deux, s'étant pris la main, dans un geste fraternel, d'union presque géméllaire. Le sang coule doucement mais aucune des deux n'en prend encore conscience. Quand l'un des deux voit le sang perler, elle admire ce rouge écarlate, suit la goutte du doigt, et l amène a sa bouche, comme hypnotisée par le plaisir reçut.  Elle ne s'inquiète de cet écoulement, admirant le jeu de son amant. L'autre s'est endormie, un sourire d angelot sur le visage, la plus endurante des deux ne tarde pas après avoir poussé un cri d'extase a faire de même. Nathanaël referme les plaies. Après une heures de sommeil , il leur tend ses lèvres, une dernière fois, leur demandant de partir, et leur promettant de se revoir.
Nous ne nous sommes pas encore rhabillés. Nous nous massions délicatement et tendrement après l'amour. Nous aimons ce moment où la tendresse est plus forte que l'envie.  L'attente de Baudelaire et les cris de plaisirs de la victime de Nathanaël, nous replongent, ma muse et moi, dans une envie ardente.  Pour m indiquer son désir, elle me mord le poignet. Je m'intéresse à son cou et le sang coule doucement le long de sa poitrine. D'une main, je déssine des arabesques sur son ventre . De l'autre, je récupère une partie de son sang et porte mes  doigts  à sa bouche. Elle goûte à son propre sang.  Après avoir provoqué nos goûts et nous être embrassés, mélangeant nos deux sangs  elle me dit :
"- merci beau vampire de m'avoir transformé un soir de l année dernière, depuis tu ne cesse de m'aimer
- C'est moi qui te remercie d'être disponible avec la vie si trépidante que l'on mène, tu es ma maîtresse préfèrée.
- Toi tu m as tout appris, et même quand je suis avec mes amants, je ne cesse de penser à toi."

Le jour se lêve doucement dans une teinte grise. Nathanaël se prépare donc à dormir et nous faisons la même chose dans les bras l'un de l'autre. Baudelaire nous rejoindra ,peut être la nuit prochaine. Il s agit d une des périodes dont je me souviens le mieux dans ma vie vampirique. La rencontre de ce quatuor maudit.

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26 avril 2006

1855, Paris, la nuit. III

Ainsi je transformerais l écrivain comme l'on m a transformé moi même et comme jai déjà transformé ma muse. Je faisais déja partie avant mon étreinte des êtres qui se levait, tard pour vivre la nuit. Celà fait un peu plus de deux cents ans que les théâtres existent.  Je suis un de ces acteurs qui ont un emploi fixe. Un jour lors d'une discussion ordinaire entre comédiens, je me dis
"Et pourquoi ne pas pouvoir jouer éternellement."
Mon sire à entendu ce voeu, même si pour moi, il ne s'agissait que d'un rêve. A partir de ce moment, je me sent suivi. je n'apprend que plus tard, que mon maitre était à la fois peintre et musicien. Il me dit lorsqu'il explicite son geste qu'il est une sorte d exauceur de voeux . Lorsque l'on a mon talent, on a le droit de tout exprimer et de tout souhaiter,  bien plus de chose que je ne crois ont une réelle existence.

Quant à ma muse je l'ai rencontré à l'Opéra. je suis  tout de suite sublimé par sa grâce et sa beauté. Une danseuse sublime qui dès la premiere fois que je l'ai rencontré me fait découvrir les plus beaux de mes vers, ma plus belle écriture.  Elle exprime par la danse ce que j'exprime en tant qu'écrivain et acteur. Il me semble qu'entre nous, tout concorde à merveille, ses mots et les miens. La même passion pour les ecrivains sombres. Plongeant tous les deux, entre ciel et enfer, nous avons la grâce de l'archange.  Je la découvre dans les mêmes quartiers que moi, savourant  les mêmes envies. Elle devint une obsession, comme un parfum qui me suit  et poursuit même lors de ses absences. Je recommençe à voir les couleurs du désir, le goût de la passion.

Un jour je la rencontre, entrain d admirer une toile.  Je suis insatiable tant je veux l aborder une première fois. Mon invisibilité  à durer depuis bien trop longtemps, je l'aborde donc.  Nous, les enfants de la nuit, avons la grâce des êtres surnaturels. Je profite de mon magnétisme surnaturel:
"- madame il me brule de vous parlez.  Vous que je ne rencontre que sous la voûte étoilée.
Etonnée elle lui répond :
- Monsieur, il s agit d une façon bien peu conventionel d aborder une inconue.
- Pour moi, vous êtes moins inconnue que les roses noires de mon jardin"
Il ne dit plus rien mais lui offre quelques poèmes qu'il a écrit pour elle et elle se reconnait. Il décide de la séduire en entamant un jeu d ombres et de lumière. Tantôt, je la suis en me faisant volontairement remarqué, tantôt je ne l'abborde plus et la laisse plusieurs jours se morfondre de mon absence. Elle est sur le point de perdre l esprit.

  Je vais à chaque représentation et lui exprime mon désir. Un jour, je lui ammene un bouquet de fleur et  lui pose un premier baiser. Enfievrée elle y répond, l attente semble avoir enflammé l'ensemble de ses sens.  Elle se livre tout entière aux effleurements tendres de mes mains comme des oiseaux que je pose sur la branche. Je la sens moins maître d elle, Elle me frôle tout entier. Elle ferme les yeux .Je pose mes levres dans son cou. Son attention est tout entière sur  ma main  qui remonte doucement le long de sa cuisse, j'en profite pour  poser mes lèvres sur son cou et lui faire deux troux tres discret. Elle semble apprécier comme une rose entrain d'éclore. Je bois juste assez de son doux fluide vital, pour lui donner l'envie que je recommence une autre fois. Je la quitte, disparaissant mystérieusement comme je suis venu.
Au bout de quelques rencontres, qui suffisent à la rendre proche de moi autant que l'archet du violon, intirguée elle veut en savoir plus :
- Qui es tu être étrange, mon mystérieux amant.
- Madame je vous avais prévenu, l'obsession de vous, me pousse a vous faire un cadeau des plus étranges.
- Je suis prête, aujourd'hui, à recevoir tout ce que vous êtes prêts à m'offir.
- En êtes vous si sur?
- votre charme sort de l'ordinaire, vos douceurs sont surnaturelles, Je risque ma vie, à me livrer, mais je vous l'offre.

Ainsi, nous trouvons une chambre, où un grand lit à baldaquin nous attend. Les murs sont d'un beau pourpre où se refletent les colonnes. Sur la tapisserie, Diane chasse a côté de ses chiens. Un peu plus loin un couple, de cerf et de biche, semble admirer leur royaumes. Une bouteille de vin, ressemblant à de l'ambroisie, est posée dans un sceau. Ma muse, ivre de désir, se devêt rapidement de sa robe rouge, elle se trouve sur le seuil entre la chambre et la salle de bain. Sa blancheur naturelle me fait dire que la transformation n affectera pas son apparrence. Un regard malicieux aggrandit encore ma faim. Elle sait qu'elle atteindra une extase jammais connue, et qu'il s agira de la dernière de son vivant.  Elle vient se coller tout contre moi :
- Ainsi c'est comme celà que tu me veux, à ton entière disposition?"

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21 avril 2006

1855, Paris, la nuit. II

Apres lui avoir laissé ce goût d'inachevé, je quitte cet être merveilleux. Le traducteur des nouvelles fantastiques d'Edgar Poe, ne peut se contenter de cette visite au goût d'inachevé, j'en suis certain. Pour ma part, je part raconter le début de cete aventure ennivrante à ma muse. Son souhait est entrain de se réaliser. Je retourne avec plaisir à notre " manoir".
Il s'agit d un petit nid d'amour au quartier latin, en face du moulin rouge. Au deuxiemme étage, au dessus d un studio d'artiste. Ce refuge à été choisi, plus par la proximité de la fievre parisienne que pour son luxe, mais il est assez grand pour nous abriter tous les deux. De temps en temps, quelques amis  et amants de passage. Dans un vestibule aussi grand qu'une chambre à coucher, se trouvent nos vêtements. il faut bien ça pour des être de la nuit aussi distingués que nous deux.

C'est une grande fiérté pour moi de pouvoir m'habiller à la derniere mode , accompagnée du joyau qu'est ma maitresse, muse et compagnon d'éternité. Les couleurs proches de la nature sont celles qui se marient le mieux avec sa chevelure aussi belle que l'aurore. Déjà lorsquelle était humaine, elle resemblait à une fée. Son teint aussi proche du blanc immaculé, l'a fait encore plus ressembler à une elfe. Quant à ses formes, elles sont tellement généreuses qu'elles ont fait tourner la tête aux peintres de ce quartier. Le peintre boiteux et un peu fou, a fait une superbe esquisse d 'elle, nue. Elle est accrochée au salon et c est un des plus beaux tableaux de notre refuge qui n'en est pas dépourvue.

En ce moment, nous acceuillons un vampire d'une grande beauté. La blondeur de ses cheveux est si rare parmis notre espèce. Sa silhouette longiligne en fait un des plus beaux vampires jamais rencontrés. Quant à sa façon d'apréhender la vie, comme les sources de canahan remplies de lait et de miel, en fait un amant sensuel que nous partageons ensemble, ma muse et moi. Il s'entiche aussi de mortel, mais il n'y a que du plaisir dans les relations entre nous. Trois libertins pour une éternité à partager. Cet amant de passage me fait penser qu'un nouveau quatuor si bien accordée est entrain de naître.
Quel plus bel acte d amour que d offrir l'éternité a ceux qui nous sont chères. Ma muse ne cesse de m'en remercier. Nos sangs bouillonnent comme un rappel à l ancienne vie. Qaund je caresse une peau, j'y découvre un téritoire immense et inexploré. Le contact entre nos levres est aussi agréable qu'une goutte d'eau en plein désert. Nos corps sentent l'encens et la mire. L'éternité nous offre une soif de corps sans tabou. Les amants et maitresses se succedent, vampires ou humains. Quand aux jeux avec ma muse, ils deviennent délectables à souhait, nos sang melangés lors de baisers passionés nous incitent aux plus belles des morsures qui dans notre condition ne laisse pas de trace.

Je leur annonce donc que l ecrivain va bientot se mettre en route vers nous. Nos sangs melangés fêtent ce nouveau compagnon. Nos corps se cherchent, nos langues se trouvent. Le corps de ma muse est partagé par ses deux amants. Je me perds dans la blondeur des cheveux de ce vampire, un peu cousin d'amérique.

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20 avril 2006

1855, Paris, la nuit. I

Aujourd'hui au XXIème siecle c est avec grand plaisir que je veux vous conter la transformation d un être qui a inspiré la littérature française et qui inspire encore l attitude de nombreux jeunes gens. C'est un peu plus d un siecle et demi plus tard, que je remonte à mes souvenirs. Cet être est maintenant entrain de mener sa vie, ayant préferé les caves et les ténèbres à l'éclat de la nuit. Nous nous sommes séparés quand je l ai senti assez mur pour vivre sa vie en autonomie et quand il m a demandé de découvrir par lui même ses nouveaux attributs. Nous n avons dans notre condition que de tres rares compagnons. il me fait cependant le plaisir de m'envoyer de temps en temps quelques missives, ainsi qu'à la muse avec qui je vis. C'est au présent que je raconterais mon récit tant sa présence et notre vie commune m a marqué.

1855, sur les pavés, un homme titube a la fois ivre de bonheur et recherchant les visions artificielles. Ce Paris, au sol mouillé et au réverbere blafard, ne sait pas qu'aujourd'hui, est publié une des oeuvres majeures de la littérature française. Seuls les fleurs de bitume à l'allure eperdue,  tantôt rousses et tantôt blondes au teint pâle ou bronzée comme le pain sortant du four, poussant sur les trotoirs, reconnaissent le talent absolu de cet homme de génie.

Pour ma part, je suis dans l'ombre de cet homme malingre, que la pneumonie est entain de dévorer. C'est dans un fumoir à opium,  au milieu des brumes qui faisaient ressembler ce lieu a un vieux port londonien que je le rencontre pour la première fois, de visu. L'impression était grande, tant son aura dégage toute la puissance de l'oeuvre qu'il réalise. Il vit par les deux bouts, chaque miette de plaisir lui étant apporté, le rend encore plus gourmand au lieu d appaiser sa faim. C'est à ce moment que je comprend qu'il est fait pour vivre parmi nous  Il est entrain de réciter au chat de la propriétaire : " viens mon beau chat amoureux au regards...". Les poetes sont souvent des errants en ce milieu de XIXéme siecle. Mais lui, il est différent, il est grand, majestueux. Il passe au mileu des fleurs de bitumes comme un prince au milieu des jardins. Qu'il doit être doux de gouter son sang et de pouvoir l'offrir à ma muse.

Celle-ci est la premiere à jeter des oeillades sur lui . C'est ensuite qu'elle m a fait lire ces oeuvres.  Moi en tant que responsable de théâtre et ayant eu de multiples activités artistiques, auparavant, je ne peux qu'apprécier son génie. Je reconnais la fougue et l'envolée des mots  de celui qui a mes yeux ne devrait jammais mourir. De tels artistes ne possedent plus leurs vie et encore moins leur mort. J'y ai découvert la profondeur des enfers et la hauteur des cieux. Je nous y es reconnu, nous les damnés, à la fois sortant des bouches de caïn et lilith et à jammais cherchant le ciel qui nous a maudit .

Je ne sais à l'epoque  s'il connait notre existence à nous les enfants de caïn. Cela ne m'étonnerait pas. Cet être d exception est branché sur le paradis comme sur l'enfer. Je suis cet homme dans les rues d'un Paris aux allures sombres et fantastique.   Il garde cette beauté androgyne. Le noir est la couleur primaire de cet être romantique. Grand, tant par sa taille que par son talent mais malingre par une hygiene de vie qui me ferait dire qu'il ne se respecte pas.  tel un albatros qui se serait posé dans un port et qui ne saurait où posé ses ailes, tant les rues sont étroites. Il se perd dans les salons, dans les fumoirs.  Un jour, alors que le vent fait tourbilloner les feuilles d'automne et que celles ci ,se collant  au réverbère, filtrent encore plus la lumiere blafarde d un paris mal eclairé, je décide de passer à l action. C'est dans un fumoir que je lui donne une premiere vision de nous. Je bois son sang majestueux, étant apparu comme un prince étrange, Une sorte de grand vautour noir a l'elegance raffiné portant ses ailes sous sa rédingotte. J apparais sorti de je ne sais quel abîme. C'est cet être  enigmatique que je veux qu'il garde en mémoire . Un être qu'il aura envie de revoir. La beauté de mon  être a la fois angélique et ayant la dureté des statues de marbres doit surement l etonné. Tant, c'est une beauté double. Ma peau est blanche comme le granit, pâle come la mort.

C'est avec douceur que je lui enleve sa chemise, lui se laisse faire pensant, être pris dans les vapeurs artificiels, ses paradis artificiels.  Je le mord,au cou comme un amant passioné recherchant sa source. Deux trous apparaissent comme fait par les epines de roses au mileu d un champs de blé blond.  Le sang perle sur son torse imberbe  comme un rubis sur un linceul . Le goût d'opium et d absinthe renforçe le plaisir que je prend  Chaque goutte de son sang me rappelle à quel point l'homme peut être grand quand il se voue a ce qu'li sait le faire de mieux.  C'est a un sang epanoui que je goutte. Il embrasse mes levres me prenant pour un de ses songes. Il sait prendre soin de ce qu'il aime, partageant sa passion dévorante. "Je prend.".. C 'est cette image de posession, en deux mots, qui sont les pensées qui me traverse au moment de la première gorgée. Pensée minimaliste sans complément d'objet, du verbe à l'état pure. Il recherche le goût de cet amant extatique qui le prend tout entier tandis que lui emmerge des fumées nocturnes. Le premier geste d amour envers lui se veut furtif. Cest à lui maintenant a chercher à me revoir dans ses songes. Je ne sais a ce moment s'il m acceptera.

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