30 janvier 2008
au sotir du nid 4 ou le droit d'aimer
Voilà comme beaucoup le savent je reviens d'un week end à Paris, au retour du nid de l'albatros jumelle qui m'accompagne. Un superbe week end et pourtant un goût d'innachevé mais pourquoi me sens je toujours obligé de ne pas dévoiler mes sentiments, de les cacher au fond du nid d'en porter la marque mais de ne pas laisser les mots habiter mon discours. Aurais je une idée du tabou qui m'empêche d'offrir la plus belle des brindilles du nid.
Maman Albatros semble me dire le contraire, à chaque fois que j'évoque le sujet mais je crois que j ai été dans une famille où chaque fois qu'il s'agissait de se couver sous l'aîle de l'affection, c'était fait avec une sorte d'obligation, quelque chose contre son gré. Maman albatros adore les enfants mais a besoin de sa bulle, de sa liberté, son espace vital est immense et le bébé albatros, que je suis ( était, mais je laissse le lapsus n'est peut être pas innocent) a souvent du se perdre dans ce labyrinthe d'amour déja indicible dès le premier âge.
D'autant plus que j'ai appris que le premier regard de maman albatros n'était pas un regard d'amour mais plutot une sorte d'étonement face au gros oisillon qu'elle avait dans les yeux ( devant arf laspus secundo ... ) , comme si elle semblait ne pas savoir que celui ci était celui qu'ils ont construit papa albatros et elle dans un acte d'amour.
Quant à papa albatros, sans procès, mais ce n'est pas chez cet homme enfant, regrettant presque milles fois ma naissance qui a failli le priver de celle qui joue à la fois son rôle de femme et de mère que j'aurais pu trouver un modèle. Me voilà donc dans mes postures amoureuses a chercher l'amour qui grandit. Non pas soi mais la partenaire, que moi albatros voudrait prendre sous mon âile.
L'accident de ma soeur, que j'ai déjà développé dans une note précédente est arrivé bien tôt. Enfin une soeur albatros blessée, ca arrive toujours trop tôt. Surtout lorsque l'on se sent ( j aurais pu écrire sais ) responsable de ce qui c'est passé et que l'on se marque de l'interdit d"être apprécié à cause de celà.
A partir de là le peu de tendresse, l'amour devait être présent sinon je ne pense pas que j aurais pu survivre et aimer avec un coeur énorme comme le mien ( je disgresse en ecrivant a cette heure ci dans un état semi conscient au sortir d une sieste inexpliquée), a du se reporter sur soeur albatros qui se retrouvait dans l'état avancé d'un bébé albatros. Mon coeur d'albatros qui ne demandait qu'à murir s'est donc refermé comme s'il ne s'agissait plus que d'un caillou abandonné qui se mettait a battre mais dont je n ai pas l'autorisation de regarder de près les battements lors de mes envols.
Ce n'est que très récement, apres avoir refuser a plusieures albatros l'amour qu'elles désiraient me donner que j'accepte enfin de dévoiler une partie de mes sentiments. Pour l'instant pour moi aimer une albatros c'était la réparer, regarder où sont ces failles, essayer de la réparer elle, n'attendant aucun retour, refusant même qu'il y en ai un. Je garde cette idée , mais je me suis rendu compte que de les réparer d'un côté et de les refuser de l'autre, je blessais malgré moi autant que je réparais. Jai refusé plusieurs coeurs tendues alors que j'avais tout fait pour qu'ils se tendent vers moi. De phrases assasines en négligences.
Aimer a toujours eu malgré moi des goûts de cendres, peut être moins fort maintenant, il ne reste plus que le tabou. Alors je préfère souvent garder l'affection reçue, Figer l'histoire au stade atteint, de peur de tout perdre, de me retrouver abandonner, à cette situation de presque nouveau né qui ne demandait qu'à être encore plus aimer.
Je n'ai jammais pu franchir le pas, me décider à prendre le risque que l'amour disparaisse alors que je me retrouve enfin dans un nid douillet que l'on s'est reconstruit a deux. Chaque amour vécu est comme une reconstruction du nid que j'ai du quitter trop tôt. Pourtant un amour adulte est un envol, vécu à deux, une façon de quitter les nids respectifs pour s'en constuire un ensemble.
Je me rend compte aujourd hui de la patience qu'il faut pour accepter que l'autre nous aime alors qu'en même temps, on se refuse à cet amour, qu'on refuse à recevoir ce que l'on désire lui donner. Je sais donner mais je ne sais recevoir. Et je crois que le chemin va être long par ce que nouvelle albatros semble se trouver dans la même position que moi du moins, c'est ce que j'ai cru comprendre, peut être saura t'elle en me lisant me dire le contraire. J'ai envie de lui offrir ce que j ai refusé à d'autres prendre le chemin qui lui permettra à elle aussi de découvrir qu'elle sait aimer, mais surtout qu'elle peut être aimer en retour.
27 avril 2007
au sortir du nid 3
A la demande de zaboo, je retourne un peu sur les chemins de l'introspection . ceux qui nous font dire mais pourquoi j'ai pris ce chemin, cette direction, après tout y avait un carrefour et là tu t 'es engagé.... Reprendre ses yeux d'enfant et refaire le parcours à l'envers.
" Que vouliez vous faire quand vous étiez petit ?".
J'ai quatre ans, je suis un des seuls français dans ma classe de maternel. C'est génial dans le quartier où l'on vit y a plein de couleurs différentes , des jaunes , des plus bronzés, des noirs , des blancs. ça parle plein de langues que je connais pas mais tout le monde à le sourire et se tend la main. Super c'est ramadan, on va avoir le droit à de délicieuses cornes de gazelle. Y a un mariage musulman, elle est jolie la robe de la mariée et les you you. Plus tard je veux continuer à vivre dans un quartier où y a plein de couleurs. Quel rapport avec ce que je veux faire, à cet âge là, je n'en sais rien. Je me rend compte que la différence c'est riche et que le partage est une des choses les plus importantes au monde.
Le temps passe j'ai envie d'être cuisinier pendant plusieurs années. " Comme ça je fais plein de super plats pour les autres et puis je pourrais manger plein de bon trucs que j'adore". Ensuite j'ai envie de devenir grutier. C'est drôle, c 'est exactement ce que veut faire mon frère aujourd'hui, mais moi ça me passe vite. Je me pose plus trop de questions, j'ai 12 ans et puis j'ai envie de vivre avec ma bande de copains. Pourquoi je voudrais vieillir, on est bien là tous ensemble. Le jour avant mon déménagement, (un de plus, on est déjà passé du quartier que je vous ai décrit à Paris, là où j'ai ma bande de copains) , Je vois "la fureur de vivre". Ça y es c'est décidé de toute façon, je vieillirais pas , je mourrais jeune et de façon foudroyante, j'ai intérêt à profiter de la vie au maximum quitte à me brûler les ailes. Je n'avais encore aucune idée que je reprendrais plus tard l'image de l'Albatros et pourtant il y avait peut être déjà quelque chose de ça.
Et là se joue peut être les pages qui sont déterminantes pour ceux que je suis. Mon retour en Alsace. J'arrive dans un milieu où je ne connais personne, je redouble ma quatrième. Pourtant je sais plein de trucs, je deviens le souffre douleur. Comme je l'ai dit dans les épisodes précédents, j'ai un physique qui n'est pas facile à porter. Pendant deux ans je vais vivre, brimades, exclusions, difficultés d'intégration. Moi qui prône la tolérance ne connaissant que ça je découvre la haine de la différence, le choc de l'exclusion. C'est décidé plus tard, je veux aider ceux qui sont différents pour qu'ils puissent exprimer leurs idées ( résilience peut être ). C'est ça un monde qui vit l'égalité. " Les principes républicains sont pas des idées en l'air". J'avais 17 ans et ma révolte adolescente me poussait vers le social tout en cherchant à me fondre dans un moule.
Je suis au lycée, en science médico-social ex bac f8, l'élève moyen que j'ai toujours chercher à rester avec des difficultés en orthographe et en grammaire, ne se démarquant pas en mathématique, commence à s'améliorer malgré lui. En math, par exemple, j'aide les autres filles de ma classe en ne comprenant pas pourquoi elles ne réussissaient pas. En première c'est la fin des dictées et la découverte au combien fondamentale de l'analyse de texte. Je met en avant mes qualités dans la compréhension de texte. Mon analyse est fine au point d'être souligné par la prof qui met en avant mes qualités d'écriture. Je redécouvre le français que j ai boudé depuis le cp. Je me rappelle encore aujourd'hui d'avoir eu une prof de cm2 qui voulait que l'on compose de la poésie et qui m'a refait revoir trois fois ma copie, ça me fait sourire aujourd'hui. Encouragé par cette prof de première, je me met à avoir envie d'écrire par moi même. J'ai déjà l'idée que je ferais peut être quelque chose grâce à l'écrit mais je voulais être assistant social ou éducateur, j'en était certain.
Je m'inscris à la faculté de psycho, je veux approfondir ma connaissance de l'humain et du développement de l'enfant en vue de passer le concours d'éducateur spécialisé. Il s'oppose toujours en moi ces capacités de compréhension et d'empathie à la rigueur de ce qui est demandé en science de la vie. Dilemme qui est peut être lié au fait que je n'ai encore pas réussit mon atterrissage.
Là je redécouvre le théâtre, je l'avais déja découvert lors de ma première quatrième mais je n'était pas allé au bout du projet, ni en troisième. là c'était décidé je montrais sur scène et c'est ce que je fis ne lâchant plus la scène depuis.
Me voilà aujourd'hui à la croisée des chemins entre mon âme à la fois artistique qui n'a fait que de se développer jusqu'alors et mon envie de travailler comme éducateur spécialisé, le diplôme en poche. Peut être que prochainement, je réaliserais un autre rêve vivre dans un pays étranger et y aider les enfants en difficultés. Sans avoir plus envie de vieillir qu'à l'âge de mes 16 ans, je sais que j'ai encore beaucoup à réaliser...
14 mars 2007
au sortir du nid 2
Le récit qui va suivre risque d'être encore plus rempli d'émotions Je préferais vous avertir,avant que submergés, je ne puisse plus rattraper quoique ce soit. Et pourtant tout est si déterminant. Je commence à me sentir prêt à faire ce grand saut dans le vide et même si je sais au dessus de quel mer je plane, je ne sais encore où je vais attérir.
Commençons par une précision importante que je voulais clarifier même en relisant mon récit, je me rend soudain compte que j ai toujours dit que Soeur albatros avait six ans et donc que l'Albatros lui même en avait huit. Ce qui me permettait de me mettre dans la peau de quelqun de doué de plus de raisons qu'il n en avait vraiment au moment des faits . D'apparté en commentaire je vais doucement commencer mon récit. Evidement une partie de moi appréhende un peu mais j'ai ce besoin envie de me lancer.
Ce séjour en corse avait tout des vacances formidables. J'ai reçu une bourse en cuir rempli de pieces qui pour mes six ans paraissait être comme le trésor d'une ïle ou les galions d un bateau q'une bande de pirates avait attaqué. Je me rappelle aussi d'un formidable diner à la bougie sur une térasse corse où l'épouvante n'était pas loin, des myriades de chauves souris volaient auprès de nous. C'est dire qu'à cet âge, la place entre l'imagination tout juste sorti des récits et la réalités des évènements flirtaient allègrement l'un avec l'autre. Nous passions de formidables journées au soleil seulement vêtu de nos maillots de bains et de l'envie de bronzer.
Jusqu'au jour où un peu trop rougi de part le soleil corse, quelque peu aussi nationaliste que ces habitants, nous décidons de trouver une crique un peu plus ombragé. Nous avions traversé la route tous ensemble pour voir si la plage nous convenait et nous sommes arrêtés près d'un murrier. Comme tout était bon pour accomplir une après midi baignade et bronzette, sans trop rougir, nous décidâmes qu'il s'agirait de notre point d'escales. Papa albatros traversa une seconde fois cette route ( Le lapsus sous la main était rouge) au trop nombreux virages et où la visibilité était très mauvaise.
Maman Albatros se mit à ceuillir des mures pour toute la famille. Soeur albatros n'était pas loin et surveiller d'un oeil. L'albatros lui même était en conversation avec un de ses cousins mais ne faisait pas particulièrement attention à Soeur albatros, bien qu'il soit certain que Maman albatros a demandé à l'Albatros d avoir un regard sur elle. Maman albatros semble dire encore aujourd hui le contraire et qu elle n'aurait pas confié une Albatros de six ans à son frère.
Soeur albatros décide de rejoindre Papa Albatros et se met donc à traverser la route. lLAlbatros à l'impression que la scene se passe au ralenti. Il entend comme un vombrissement particulier dans ses oreilles. Je ne sais aujourd'hui ce qui est de l'ordre de la reconstruction de la scene où de ce qui s'est vraiment passé. Ensuite comme une image au ralenti vient surgir une moto, Tandis que Soeur albatros continue à traverser. L'albatros voudrait faire quelque chose mais il reste spectateur au bord de la route et ce qui devait arriver, arriva Soeur albatros se prit la fourche de la moto en pleine tête. Le suel souvenir qu'il resta entre l'impact que l'Albatros à l'impression d'avoir vécu et le fait de quitter les lieux est une serviette qui recouvre le sang de soeur albatros. Soeur albatros est vivante mais va vivre un long comas et l'Albatros ne verra plus ses parents avant qu'on le rammene en alsace. L'Albatros ne cesse de se répeter apres l'incident " c'est de ma faute" .
Encore aujourd'hui, même si je sais que consciement je ne pouvais rien faire, que l'évenement n a pu se dérouler au ralenti comme le souvenir le dit, l'Albatros vit certains moments avec l'idée qu'il aurait pu faire quelque chose pour Soeur albatros et que c'était sa place à lui sous la moto. Comme s'il s'était refusé une seconde fois à mourrir.
Depuis ce jour, c'est comme si un arbre de culpabilité avait pris racine du coeur. Un arbre sans fruits, ni fleurs mais qui a la dureté d'un tronc de chêne. Ma soeur s'en est sortie mais en étant handicapée. Quelques années d'enfance, après l'accident se sont passées, sans souvenirs précis de la relation entre moi et mes parents. Les seuls souvenirs que j'a,i sont des souvenirs où j'étais seul avec des copains ou entrain de faire quelque chose mais sans eux. Ils devaient s'occuper de ma soeur ... A partir du jour de l'accident, encore plus qu'auparravent, la vie de ma soeur se trouvait pleinement lié à la mienne et j'ai vécu avec le sentiment que ce qu'elle vivait aurait pu être évité si j'avais pu éviter l'accident ...
à Suivre ....
12 mars 2007
Au sortir du nid 1
Peut être est ce une évolution de vie, peut être est ce autre chose comme une envie subite de montrer ce qui se cache derrière le masque. Ce qui nous fait unique. Au moment où je commence la note je ne sais encore où elle va me mener. Une envie d'écriture soudaine.
L'Albatros a été un enfant désiré et attendu pendant une longue période après l'union de Papa albatros et de Maman albatros. Maman albatros a pris des médicaments car elle même à un probleme hormonale et que la nature ne lui laisse pas avoir d'enfants sans aide. La maladie génétique va poursuivre l'Albatros dans sa propre vie. Un visage qu'il ne supportera pas encore vraiment à l'âge d'aujourd'hui et surtout une croissance hormonale un peu anormale.
Neuf mois plus tard, un 24 juillet, Maman albatros va être sur le point de donner naissance à l'Albatros, mais tout ne se passe pas comme prévu, l'Albatros se présente mal, Maman albatros est pendant huit heures en salle de travail. L'albatros a envie de sortir mais un liquide verdâtre est annonciateur d'un mauvais signe. Le docteur demande à Papa albatros ce qu'il compte faire s'il y avait un choix à faire entre L'albatros et Maman albatros. Papa albatros choisit sa femme. Le médecin choisit l'accouchement par césarienne et l'Albatros parait, Maman albatros est en bonne santé.
L'Albatros vit a peu près une vie normale d'enfant jusqu'à ses deux ans où il décide de ne plus adresser la parole à son père pendant 15 jours. L' Albatros d'aujourd'hui ne sait pas pourquoi mais sait qu'il a un rapport assez particulier à ce père dès le plus jeune âge. L'Albatros d'aujourd'hui se dit que ce n'est peut être pas si simple et que c'est peut être au niveau du trio que se pose le probleme. Que ce soit du côté de Maman albatros ou de Papa Albatros les deux ont l'idée que l'Albatros va les séparer et qu'il joue ce rôle souvent...
Quantà l'Albatros lui même peut être se demande t'il déja, dès le plus jeune âge quel place il a dans ce monde, si il y a une raison qu'il soit en vie plutot que de ne pas exister. Peut être est ce pour celà que l'Albatros à une santé très fragile, faisant une pneumonie, tombant très souvent sur les genoux... Encore aujourd'hui l'Albatros garde de cette époque des souvenirs d'hopitaux assez traumatisants ...
Quelque mois après le mutisme de l'Albatros nait Soeur albatros, une enfant normale qui ne pose pas de probleme, un peu même en avance sur son âge, contrairement à l'Albatros qui fait sa maternelle, de réeducation psychomotriciennne en psy tout court...
La richesse de l'Albatros vient d'un mélange de culture et d'horizons différents qu'il a vécu comme un partage dès le plus jeune âge en vivant dans un quartier populaire. Les parents de l'Albatros sont très militants. La prime enfance est aussi ponctué de moment de joie autour du quartier et des diverses fêtes religieuses.
Quand Soeur albatros à six ans et après avoir passé un séjour mémorable en corse se passe le second évenement si prépondérant dans la vie de l'Albatros....
à Suivre ....
