Voilà comme beaucoup le savent je reviens d'un week end à Paris, au retour du nid de l'albatros jumelle qui m'accompagne. Un superbe week end et pourtant un goût d'innachevé mais pourquoi me sens je toujours obligé de ne pas dévoiler mes sentiments, de les cacher au fond du nid d'en porter la marque mais de ne pas laisser les mots habiter mon discours. Aurais je une idée du tabou qui m'empêche d'offrir la plus belle des brindilles du nid.

Maman Albatros semble me dire le contraire, à chaque fois que j'évoque le sujet mais je crois que j ai été dans une famille où chaque fois qu'il s'agissait de se couver sous l'aîle de l'affection, c'était fait avec une sorte d'obligation, quelque chose contre son gré. Maman albatros adore les enfants mais a besoin de sa bulle, de sa liberté, son espace vital est immense et le bébé albatros, que je suis ( était, mais je laissse le lapsus n'est peut être pas innocent) a souvent du se perdre dans ce labyrinthe d'amour déja indicible dès le premier âge.
D'autant plus que j'ai appris que le premier regard de maman albatros n'était pas un regard d'amour mais plutot une sorte d'étonement face au gros oisillon qu'elle avait dans les yeux ( devant arf laspus secundo ... ) , comme si elle semblait ne pas savoir que celui ci était celui qu'ils ont construit papa albatros et elle dans un acte d'amour.

Quant à papa albatros, sans procès, mais ce n'est pas chez cet homme enfant, regrettant presque milles fois ma naissance qui a failli le priver de celle qui joue à la fois son rôle de femme et de mère que j'aurais pu trouver un modèle. Me voilà donc dans mes postures amoureuses a chercher l'amour qui grandit. Non pas soi mais la partenaire, que moi albatros voudrait prendre sous mon âile.
L'accident de ma soeur, que j'ai déjà développé dans une note précédente est arrivé bien tôt. Enfin une soeur albatros blessée, ca arrive toujours trop tôt. Surtout lorsque l'on se sent  ( j aurais pu écrire sais ) responsable de ce qui c'est passé et que l'on se marque de l'interdit d"être apprécié à cause de celà.

A partir de là le peu de tendresse, l'amour devait être présent sinon je ne pense pas que j aurais pu survivre et aimer avec un coeur énorme comme le mien ( je disgresse en ecrivant a cette heure ci dans un état semi conscient au sortir d une sieste inexpliquée), a du se reporter sur soeur albatros qui se retrouvait dans l'état avancé d'un bébé albatros. Mon coeur d'albatros qui ne demandait qu'à murir s'est donc refermé comme s'il ne s'agissait plus que d'un caillou abandonné qui se mettait a battre mais dont je n ai  pas l'autorisation de regarder de près les battements lors de mes envols.

Ce n'est que très récement, apres avoir refuser a plusieures albatros l'amour qu'elles désiraient me donner que j'accepte enfin de dévoiler une partie de mes sentiments. Pour l'instant pour moi aimer une albatros c'était la réparer, regarder où sont ces failles, essayer de la réparer elle, n'attendant aucun retour, refusant même qu'il y en ai un. Je garde cette idée , mais je me suis rendu compte que de les réparer d'un côté et de les refuser de l'autre, je blessais malgré moi autant que je réparais. Jai refusé plusieurs coeurs tendues alors que j'avais tout fait pour qu'ils se tendent vers moi. De phrases assasines en négligences.
Aimer a toujours eu malgré moi des goûts de cendres, peut être moins fort maintenant, il ne reste plus que le tabou. Alors je préfère souvent garder l'affection reçue, Figer l'histoire au stade atteint, de peur de tout perdre, de me retrouver abandonner, à cette situation de presque nouveau né qui ne demandait qu'à être encore plus aimer.

Je n'ai jammais pu franchir le pas, me décider à prendre le risque que l'amour disparaisse alors que je me retrouve enfin dans un nid douillet que l'on s'est reconstruit a deux. Chaque amour vécu est comme une reconstruction du nid que j'ai du quitter trop tôt. Pourtant un amour adulte est un envol, vécu à deux, une façon de quitter les nids respectifs pour s'en constuire un ensemble.

Je me rend compte aujourd hui de la patience qu'il faut pour accepter que l'autre nous aime alors qu'en même temps, on se refuse à cet amour, qu'on refuse à recevoir ce que l'on désire lui donner. Je sais donner mais je ne sais recevoir. Et je crois que le chemin va être long par ce que nouvelle albatros semble se trouver dans la même position que moi du moins, c'est ce que j'ai cru comprendre, peut être saura t'elle en me lisant me dire le contraire. J'ai envie de lui offrir ce que j ai refusé à d'autres prendre le chemin qui lui permettra à elle aussi de découvrir qu'elle sait aimer, mais surtout qu'elle peut être aimer en retour.